Atténuation



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300 MtCo2e séquestrées par la reforestation et afforestation de 3 millions d’ha de forêts et terres dégradées.
La restauration des forêts est une urgence socio climatique pour la RDC. Comme évoqué dans le Défi de Bonn, la destruction de la forêt équivaut à l'accroissement de la pauvreté, la population congolaise dépendant à plus de 70% pour sa subsistance, directement ou indirectement de la forêt et ses services. L’étude ... indique également que … % de l’effort climatique mondial doit s’appuyer sur la reforestation des zones tropicales. Le programme 1 milliard d’arbres va travailler avec les habitants des zones déboisées, et terres dégradées, champs miniers, savanes, villes, à reconstituer et augmenter leurs couvertures boisées. Les projets porteront sur la régénération naturelle des forêts par des pratiques traditionnelles de jachère et de lutte contre le feu de brousse et la plantation des cultures pérennes (café, cacao, hévéa, bois d’œuvre, bois énergie, arbres fruitiers). La restauration naturelle couplée aux agro forets occupera 80 % des efforts et la plantation 20 %, selon la réalité locale.



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2500 MtCo2e conservées par la gestion durable de 10 millions d’ha de forêts denses, tourbières, etc.
Selon l’étude… 50 % de la solution à la crise climatique est de préserver les forêts tropicale existantes. La priorité du programme 1 milliard d’arbres 2023 est de doter les villages vivant dans les zones des forêts denses, tourbières, mangroves et autres zones humides, qui ne sont pas directement menacées par la pression anthropiques, à se doter d’un modèle économique de rentabilisation de la forêt debout pour prévenir la déforestation future de coffres forts à carbone. Les projets dans ces zones porteront sur la viabilisation des filières artisanales des produits forestiers non ligneux (PFNL), l’industrialisation et le développement des marchés équitables des PFNL, la valorisation des savoirs endogènes de la forêt (pharmacopée), l’écotourisme, etc.



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350 MtCo2e atténuées par l’évitement de la déforestation de 1 million d’ha de forêts primaires, (réduction de 35% du taux de déforestation)
94 % des émissions de la RDC viennent de la déforestation qui atteint 1,25 millions d’ha l’an. Cela est dû à l’exploitation non durable artisanale et industrielle du bois, l’agriculture sur brulis, l’exploitation minière et le bois énergie. L’évitement de la déforestation représente % de l’effort climatique. De manière urgente, le programme 1 milliard d’arbres va aider les villages vivant dans les zones névralgiques de déforestation et sous forte pression entropique à se doter des pratiques durables permettant d’optimiser leur rendement avec moins d’arbres. Dans ces zones les projets porteront sur la sédentarisation agricole et l’agriculture familiale à haut rendement, la carbonisation améliorée et l’efficacité énergétique, la transformation locale du bois d’œuvre et la coupe sélective, la diversification des économies locales hors secteur forestier, la viabilisation des micros activités de subsistance des jeunes.



Adaptation



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1 million d’écoliers engagés dans l’effort climatique et l’écopreneuriat ;
La jeunesse a pris le flambeau de la cause climatique à l'échelle mondiale. Le président de la république s'est engagé à travers le programme 1MA2023, de renforcer l'appropriation de la jeunesse congolaise des enjeux climatiques qui menacent directement leur avenir, développer l'entrepreneuriat climat et créer des milliers d'emplois verts. Le gouvernement veut à travers le programme 1MA2023, impulser une forte dynamique nationale de la jeunesse, pour défendre le capital naturel, changer la mentalité collective de prédation des ressources, résorber le chômage par la création des emplois verts, émanciper les pygmées et autres peuples autochtones par la valorisation et préservation de savoirs endogènes, pour atténuer les causes et les impacts du changement climatique.
20.000 enseignantes seront formées à l’éducation environnementale et l’entrepreneuriat climat et encadreront 1 millions de jeunes à travers 5000 brigades climat scolaires. L’objectif est de doter 5000 écoles (rurales) des unités informatiques, installations solaires et connexion internet pour améliorer la qualité de l’éducation en générale et renforcer les capacités d’adaptation aux changements climatiques même dans les milieux les plus reculés.



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1 million d’ha d’agriculture familiale sédentaire, rentable, durable et résiliente ;
L’agriculture itinérante sur brulis est identifiée comme première cause de déforestation en RDC et le secteur agricole est également l'un des secteurs les plus vulnérables au changement climatique. Même de petits changements dans les schémas climatiques sont susceptibles d'avoir un impact majeur sur le PIB agricole et la croissance économique, le secteur primaire en RDC employant 70 % de la main d’œuvre nationale. Pour conserver et restaurer des forêts, le programme 1 milliard d’arbres soutien le développement des filières agricoles professionnelles dotant chaque village des capacités et expertises spécifiques de soutenir l’autosuffisance alimentaire locale et nationale. Agriculture vivrière, pèche ou pisciculture durable, élevage, etc. sur toute les filières de la production à la commercialisation, seront structurées pour accroitre les rendements, réduire les pertes, vendre à meilleur prix afin d’augmenter les revenus des populations rurales tout en réduisant le coût de vie des populations urbaines.

Le programme agricole de 1 milliard d’arbres adresse les principales mesures d’adaptation, définie dans la contribution déterminée au niveau national de l’Accord de Paris. :

  • Modernisation de la production agricole et agroforesterie et l’introduction des bonnes pratiques et des technologies alternatives,
  • Réhabilitation des infrastructures de base, l’ouverture des routes et voies d’accès et de commercialisation, l’amélioration de circuits de commercialisation, l’installation des marchés de produits agricoles et la facilitation de leur accès aux populations rurales,
  • Renforcement des capacités des organisations rurales à travers la structuration des filières à l’amont et à l’aval de la production, la professionnalisation de l’exercice d’une agriculture lucrative et durable, le développement des capacités humaines, la vulgarisation agricole, l’appui technique et l’accompagnement des jeunes ruraux,
  • Conciliation des moyens d’existence à la conservation de la biodiversité et la résilience des écosystèmes, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de l’hygiène en milieu rural et de la salubrité publique en général, le renforcement de la gestion et la valorisation des déchets agricoles et domestiques, la substitution des énergies fossiles et du bois de chauffe par des énergies renouvelables.

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2 millions de femmes (ménages) autonomisées, soit 2 millions de ménages sortis de la pauvreté ;
Les femmes sont plus gravement touchées que les hommes par les différents impacts du changement climatique. Elles sont plus vulnérables en raison de leur plus grande dépendance vis-à-vis des ressources liées au climat. Leurs capacités d'adaptation est faible en raison d'une mobilité restreinte, d'un accès limité à l'éducation, au crédit et aux services bancaires, à la terre, combinés à une faible participation des femmes à l'emploi dans le secteur formel (30 %) et aux postes politiques (20 %). Le taux d’alphabétisation des femmes parmi les 15-24 ans est sensiblement plus bas (59%) que celui des hommes (86%) ce qui crée un déséquilibre dans l’accès à l’information climatique et limite la capacité d’adaptation des femmes.
La priorisation de la femme dans les projets de conservation et restauration des forêts par la sylviculture et l’agrobusiness familiale durable devrait permettre de réduire sensiblement les causes directes et indirectes de la forte vulnérabilité de la femme et les femmes pygmées (autochtones) et les veuves et orphelines des militaires sont des groupes vulnérables spécifiques qui seront priorisés.



Développement durable



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15.000 plans locaux de développement et résilience climatique autofinancés ;
L’approche intégrée du programme 1 milliard d’arbres est de co-designer 15000 initiatives communautaires de sylviculture et agrobusiness familiales durable permettant de répondre aux priorités locales de développement. Des plans locaux climat-ODD permettront de capitaliser les ressources de conservation et restauration des forêts pour donner aux communautés locales les moyens et l’organisation nécessaires à transformer leurs entités.

Les principaux effets attendus dans de la mise en œuvre du programme sont :

  • Le développement des micros économies locales par la production et la transformation responsable des produits forestiers ligneux et non-ligneux et des produits agricoles,
  • La diversification, la viabilisation et le développement des filières économiques des produits des terroirs et la création des marchés locaux éthiques et responsables, nationaux et internationaux,
  • La rétribution de la contribution des communautés congolaises à l’effort climatique mondial se fera par des financements innovants des services sociaux de base ;
  • Le développement d'une industrie de bois-énergie durable capitalisant diverses solutions d'efficacité énergétique et écologique (bambou, carbonisation améliorée, foyers améliorés, etc.) ;
  • Le renforcement de la gouvernance locale des capacités de résilience et d'auto développement ;
  • L’expérimentation d'un modèle innovant d'économie du climat, reposant sur les communautés locales et réalisant un véritable développement transformateur endogène durable.






Le programme 1 milliard d’arbres va accélérer les ODD à la base en faisant de la croissance inclusive issue de l’utilisation durable des ressources forestières un pourvoyeur du bienêtre pour tous.



Sur le plan social le programme 1MA2023 adressera les ODD 1 à 6 : pauvreté, alimentation, santé, éducation, autonomisation de la femme et eau potable.
Sur le plan économique les ODD 7 à 12 seront adressés : énergie, croissance inclusive et emplois, industrie inclusive durable, réduction des inégalités entre les milieux urbains et ruraux, production et consommation durable, villages et villes vertes et résilientes.
Sur le plan environnemental, les ODD 13 à 15 : action climatique, gestion durable des ressources en eau et préservation de la faune et la flore (ODD 13 à 15).
Sur le plan gouvernance, le programme met également en œuvre les ODD 16 et 17 (paix et partenariat) en termes de bonne gouvernance dans la gestion, de justice sociale et économique, de réduction et prévention des conflits communautaires et climatiques, ainsi qu’un partenariat mondial pour le développement à travers des échanges nord - sud de quota carbone, de transfert de technologie et de coopération au développement.



Méthodologie




  • Consulter les communautés et co-définir leurs priorités et solutions de développement local favorisant un fort engagement dans la sylviculture communautaire durable ;
  • Apporter des ressources (financières, techniques et de renforcement des compétences) en complément à leurs moyens propres et les accompagner pour mettre en œuvre
  • les solutions endogènes initiées ;
  • Mobiliser les écoles à participer à l’action climatique par la pratique par la SVT : sciences vie technique (plantules, jardinage), inculquer les notions et former aux possibilités et solutions pour résister au changement climatique fondées sur la nature, axées sur la sylviculture durable
  • Placer des forêts primaires gérées coutumièrement ou concession forestières privées, sous un régime de gestion durable et développer une sylviculture inclusive viable basée sur les PFNL, en collaboration avec les parties prenantes ;
  • Créer des puits de carbone naturels communautaires par la plantation et la mise en défens des jachères forestières et assurer leur pérennité par la sylviculture ;
  • Co-définir des cadres de gestion locale et sécuritaire idoines spécifiques aux réalités socioculturelles de chaque zone d'intervention et responsabiliser les gestionnaires locaux pour la mise en œuvre ;
  • Mettre en place une architecture d'E-gouvernance du programme assurant la transparence, la gestion pertinente, efficiente et efficace des ressources, l’accès au marché carbone et incluant une rétribution des services environnementaux et la redistribution partagée équitablement des ressources et revenus.