1 milliard d’arbres 2023 est une initiative holistique du Président Tshisekedi, de riposte à l'urgence climatique par des solutions basées sur la nature, alignée sur l'article 5 de l'Accord de Paris et les ODD, plaçant la jeunesse au premier plan de l’effort climatique national. Adopté par le 44ème conseil des ministres en août 2020, ce programme intégrateur consiste à soutenir des micros projets de sylviculture et agrobusiness familial durable permettant de réduire la pauvreté tout en préservant et en augmentant des forêts par les communautés elles-mêmes. Il adresse les trois priorités de la stratégie cadre REDD+ : gérer durablement les forêts, réduire la déforestation et augmenter le couvert forestier, et propose une plate-forme numérique nationale de visibilité des actions forêts et trading simplifié de carbone.

Le business plan développe une approche économique, communautaire et soutenable de reforestation et afforestation naturelle ou assistée de 3 millions d’hectares, la réduction de la déforestation de 1 million d’hectares, la conservation (gestion durable) de 10 millions d’hectares de forêts denses, tourbières, mangroves et diverses zones humides, ainsi que le développement de l’agrobusiness familial sur 1 million d’hectares. Au total 2 millions de femmes (ménages) et 1 million de jeunes (écoliers) participeront à sa mise en œuvre au profit de 15.000 villages qui bénéficieront de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, l’électricité, la santé, l’éducation, la productivité agricole, la transformation des produits du terroir, des routes de dessertes et bien d’autres co-bénéfices adressant les 17 ODD.

La situation climatique mondiale appelle à une action rapide et efficace qui, à la fois résout le problème environnemental en améliorant la vie des populations et en assurant une croissance économique soutenable à tous. Il y a une très grande urgence d’agir à la fois pour sauver l’humanité de la calamité climatique et réduire la pauvreté et la vulnérabilité des populations. En effet, la planète dispose d’un budget carbone annuel qui est la quantité de gaz à effet de serre que la nature peut recycler via des systèmes écologiques, principalement les forêts et les océans.

Malheureusement l’humanité épuise présentement ce budget carbone, c’est-à-dire la moitié de toutes nos émissions carboniques remonte dans l’atmosphère en y causant des hausses des températures qui occasionnent des perturbations catastrophiques des systèmes climatiques. Les études estiment que la situation climatique actuelle va entrainer d’ici 2030, cent millions de morts et occasionner cinq mille milliards de pertes économiques à l’échelle mondiale. Et il s’avère que la RDC est parmi les 10 pays les plus exposés à ces menaces climatiques.

Si l’accord de Paris suscite des espoirs, la réalité est que les engagements des pays sont très loin de réaliser l’objectif de maintenir la hausse des températures mondiales à 1,5° Celsius qui est déjà un niveau extrêmement perturbateur du système climatique mondial. Selon les scientifiques, une hausse des températures au-delà de 2° C entrainera la fin de la civilisation moderne. Les pays pauvres veulent également rejoindre les pays riches en termes de qualité de vie par l’accumulation des richesses (PIB). Si déjà le modèle de développement du siècle passé a conduit l’humanité à la porte de l’enfer climatique, peut-on imaginer ce qui arriverait si les pays comme la RDC devraient libérer dans l’atmosphère tous leurs stocks carbones conservés dans leurs forêts au nom du développement et de l’industrialisation.

La notion de la neutralité carbone évoque la compensation des émissions des uns par la réduction des émissions des autres pour maintenir et augmenter les capacités naturelles de recyclage des émissions carboniques afin de quitter le budget carbone ultra déficitaire actuel vers un budget neutre et plus excédentaire. Cela permettra d’éviter l’augmentation des émissions dans l’atmosphère et capturer progressivement les GES précédents qui sont à la base des perturbations climatiques actuelles. La conservation et la restauration des forêts est la solution basée sur la nature la plus rapide, la plus efficace et la moins chère pour la lutte contre le changement climatique en atténuation comme en adaptation. Ainsi, les pays, les villes, les territoires, les entreprises, les organisations et les individus devraient compenser les émissions GES issues de leurs activités par le financement des projets de conservation et augmentation des stocks carbones forestiers, tout en favorisant un modèle de développement local décarboné dans les pays en développement.

La RDC est classée parmi les 10 pays au monde les plus pauvres et vulnérables aux changements climatiques. Parmi les facteurs aggravants, il y a la pauvreté, la démographie, les mauvaises pratiques culturales, la mauvaise gouvernance et les conflits dans diverses régions. Et les femmes sont la couche sociale la plus exposée aux risques climatiques, en raison de leur plus grande dépendance vis-à-vis des ressources liées au climat. Une récente étude estime que la déforestation évitée et le reboisement dans les tropiques restent les principales sources d'atténuation climatique pouvant contribuer jusqu’à 71% de l'atténuation mondiale totale nécessaire à tenir le cap salutaire de 1,5°C définit par l’Accord de Paris. Et l’article 5 de cet Accord encourage les pays à prendre des mesures pour conserver et, le cas échéant, renforcer les puits et réservoirs de gaz à effet de serre, notamment les forêts.

Malheureusement les forêts tropicales de la RD Congo, un des principaux contributeurs à l’équilibre climatique mondial, sont détruites à un rythme exponentiel. Le rapport 2020 de Global forest Wach fait état d’une perte annuelle de près de 500.000 ha de forêts primaires et L’évaluation 2020 des ressources forestières de la FAO , présente une déforestation totale de plus de 25 millions d’ha entre 1990 et 2020. La perte des forêts tropicales congolaises est une véritable catastrophe pour le climat, la biodiversité et la survie de la population. Elles sont de véritables coffres forts à carbone stockant entre 350 et 3000 TCo2e par hectare, abritant la plus grande diversité d’espèces végétales et animales d’Afrique et fournissant divers services environnementaux et ressources contribuant à 70% du PIB de la RDC. Il s’impose l’urgence de trouver une approche innovante pour adresser les défis climatiques, permettant à la fois d’atténuer les émissions nationales, lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité des communautés, autonomiser et renforcer la résilience socioéconomique des femmes et améliorer la gouvernance locale.

Nous devons […] mobiliser nos efforts dans des secteurs à forte valeur ajoutée et créateurs d’emplois pour la jeunesse de notre pays, particulièrement l’agriculture […] et la protection de l’environnement. (Discours d'investiture)

Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a placé les questions environnementales au cœur de sa stratégie de lutte contre la pauvreté, l’inclusion socioéconomique et du développement durable à la base. En vue de contribuer concrètement à l’atteinte de la vision politique du Chef de l’Etat, des experts et organisations nationaux et internationaux développent depuis avril 2019, un projet de riposte à l’urgence climatique à fort bénéfice socioéconomique visant à planter et conserver 1 milliard d’arbres d’ici 2023. Ce programme vise à réaliser un grand chantier communautaire et éco citoyen de restauration écologique à fort bénéfice socioéconomique au profit des populations urbaines et rurales.

Lancé le 5 juin 2019, ce projet a été présenté pour la première fois par le Président de la République, en septembre 2019 à New York au sommet pour l’urgence climatique des nations unies, le programme 1 milliard d’arbres sera adopté par le 44ème Conseil des Ministres, comme programme prioritaire gouvernemental d’action climat environnement pour le quinquennat 2023. Il s’aligne sur près de 60 objectifs sectoriels du PNSD, 12 mesures d’atténuation et adaptation de la CDN, 1/3 du défi de Bonn, la stratégie cadre REDD +, 14 Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Accord de Paris (article 2 à 7), les piliers 3 et 4 du projet de société du président Tshisekedi, ainsi que les axes 2 à 7 du plan de convergence COMIFAC.

Le programme 1MA2023 trouve son ancrage dans la constitution, les traitées et engagements internationaux ainsi que les agendas pays adoptés en conseil des ministres :

- La constitution de la RDC spécifiquement les articles 53, 54 et 215 donnant droit à un environnement sain et propice, la compensation et/ou à réparation de toute pollution ou destruction résultant d'une activité économique et la primauté des accords internationaux comme l'accord de Paris sur les lois nationales.

- Le challenge de Bonn assignant à la RDC la restauration de 8 millions d'hectares de terres dégradées et déboisées sur un effort mondial de 350 millions d'hectare à l'horizon 2030.

- La stratégie cadre REDD + dont la vision est de permettre à ce que la forêt congolaise soit mieux gérée, mieux préservée, et mieux exploitée de façon durable pour alimenter le développement rapide du pays.

- Les objectifs du développement durable, spécifiquement les ODD 1, 2, 4, 8, 11, 13 et 15 : pauvreté, sécurité alimentaire et agriculture durable, éducation, croissance soutenue et emplois décents, villes résilientes et durables, lutte contre le changement climatique, préservation et restauration des écosystèmes terrestres.

- L'accord de Paris adopté par le parlement congolais, spécifiquement l'article 5 encourageant les pays-partis à prendre des mesures pour conserver et, le cas échéant, renforcer les puits et réservoirs de gaz à effet de serre, notamment les forêts.

- La contribution déterminée au niveau national volets d’atténuation et d’adaptation, notamment : l'Afforestation & Reforestation, réhabilitation des exploitations minières et pétrolières, l'agriculture vivrière & petite échelle, la modernisation de la production agricole et agroforesterie, l'amélioration de circuits de commercialisation, le renforcement des capacités des organisations rurales, la conservation de la biodiversité et la résilience des écosystèmes, l'amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de l’hygiène en milieu rural…

- Le programme du président de la République qui s'est engagé à mobiliser nos efforts dans des secteurs à forte valeur ajoutée et créateurs d’emplois pour la jeunesse de notre pays, particulièrement l’agriculture […] et la protection de l’environnement". (Discours d'investiture)

- Le programme du gouvernement dont les piliers 7, 10, 11, 13 et 14 portant sur la diversification de l’économie et création des conditions d’une croissance inclusive ; la lutte contre le changement climatique et création des conditions d’un développement durable ; l'Amélioration des conditions sociales avec comme principaux axes : l’éducation comme clé du changement et principal ascenseur social ; la lutte contre la pauvreté et la marginalisation sociale ; l'autonomisation de la femme et promotion de la jeunesse

- La promesse faite par le Président de la République aux Nations Unies de planter 1 milliard d'arbres à l'horizon 2023 avec les jeunes et les communautés locales, pour répondre à l'urgence climatique, préserver les forêts et améliorer le bien-être des populations.

- Le Plan National Stratégique de Développement (PNSD) dont le 5ème axe porte sur la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique, le développement durable et équilibré.

- L'adoption en conseil des Ministres d'un programme prioritaire visant à réaliser un grand chantier communautaire et éco-citoyen de restauration écologique à fort bénéfice socio-économique au profit des populations urbaines et rurales.

Comme évoqué dans le Défi de Bonn, la destruction de la forêt équivaut à l'accroissement de la pauvreté, la population congolaise dépendant, à plus de 70% pour sa subsistance, directement ou indirectement de la forêt et de ses services. Au rythme actuel, si rien n’est fait, notre forêt millénaire pourrait disparaitra complétement dans 50 ans à venir avec des conséquences sociales, économiques, écologiques et sécuritaires incalculables pour le pays et le monde entier. En effet, la RDC aurait perdu 25 millions d’hectares de forêts en 30 ans et n’en a restauré que 22.000 hectares, alors que des milliards de dollars ont été injectés.

Conformément à l’article 5 de l’accord de Paris, le business plan du programme 1 milliard d’arbres développe trois solutions basées sur la nature pour adresser le défi climatique, réduire la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire. Il s’agit de :

  1. La conservation (0 déforestation) sur 10 millions d’ha de stocks et réservoirs existants (forêts denses, tourbières, mangroves et diverses zones humides) ;
  2. L’évitement de la déforestation (réduction de la coupe d’arbres) de 1 millions d’ha de stocks forestiers, soit une réduction de 25 % du taux annuel de déforestation ;
  3. L’augmentation (séquestration par l’afforestation et reforestation) de 3 millions d’ha de forêt par la régénération naturelle et la plantation ;
  4. Et de manière transversale, l’agriculture familiale durable de 1 millions d’ha pour la protection des forêts sauvegardées ou restaurées et la réduction de la pauvreté.

Au total 2 millions de femmes (ménages) et 1 million de jeunes (écoliers) participeront à cet effort climatique national qui profitera à 15.000 villages en y apportant de l’eau potable, de l’électricité, des salles de classes, la transformation des produits agricoles, des infrastructures routières et sanitaires de base et bien d’autres co-bénéfices adressant les 17 ODD. L’ambition à termes (2030) est de jusqu’à 650 millions de tonnes CO2é en séquestration et réduction des émissions liées à la déforestation et maintenir intact 2500 millions de tonnes CO2é de coffre-fort à carbone grâce à la prévention de la déforestation dans les zones non encore exploitées, en particulier les zones humides.

Le programme 1MA2023 est le tout premier projet d’e-gouvernance communautaire et Botton-up en RDC. Sa mise en œuvre entrainera des transformations rapides et concrètes sur la vie des communautés, la gouvernance locale et de l’action climatique et environnementale en RDC, notamment :

  • Le développement des micros économies vertes locales basée sur la production, la transformation vertueuse des produits forestiers ligneux et non-ligneux et agricoles
  • La diversification et viabilisation des filières économiques des produits du terroir et la création des marchés équitables locaux, nationaux et internationaux ;
  • La compensation de l’apport des communautés locales au budget carbone global par l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base ;
  • Le développement d'une industrie de bois-énergie durable capitalisant diverses solutions d'efficacité énergétiques et écologiques ;
  • Le renforcement de la gouvernance locale et des capacités de résilience et d'auto développement des populations locales, même les plus enclavées ;
  • L’expérimentation d'un modèle innovant d'économie du climat reposant sur les communautés locales et réalisant un véritable développement transformateur durable endogène.

La conservation des forêts tropicales est la priorité mondiale pour adresser efficacement les défis d’atténuation et d’adaptation climatique. Ainsi, le programme 1 milliard d’arbres vise à mobiliser les communautés riveraines des forêts naturelles dans un processus de gestion durable. Nous recherchons des projets de conservation (gestion durable) pour prévenir (anticiper) la déforestation ou la dégradation des coffres forts à carbone : forêts naturelles, mangroves, tourbières et diverses zones humides forestières. La priorité est de protéger les stocks et réservoirs à carbone existants par le développement des activités économiques favorisant l’utilisation durable des forêts ou alternatives à la déforestation. Dans les zones forestières moins menacées par les activités anthropiques et les feux de brousse, nous ciblons la conservation de 10 millions d’hectares et l’amélioration rapide des conditions de vie des populations qui protègent leurs forêts.

Les projets recherchés portent sur :

  • Extraction artisanale et commercialisation équitable des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) ;
  • Développement des chaînes de valeurs viables et commercialisation semi-industrielle des PFNL ;
  • Installation de petites et moyennes industries autour des forêts naturelles pour la transformation des PNFL et exportation ;
  • Valorisation des savoirs endogènes de la forêt (pharmacopée pygmée, écotourisme local, etc.) ;
  • Développement des filières cacao sous forêt ;
  • Tout projet innovant et viable à même de contribuer rapidement à la conservation (prévention déforestation) d’une forêt naturelle ;

Réduire la déforestation par des approches efficientes d’exploitation (utilisation) des forêts, de sédentarisation agricole et d’alternative énergétique est l’autre priorité du programme 1 milliard d’arbres. Plusieurs solutions d’évitement ou réduction de la déforestation sont impératives afin de permettre à la population de vivre de leurs activités forestières, mais en minimisant au maximum la déforestation et la dégradation des forêts naturelles. L’objectif du programme 1 milliard d’arbres est de sauver de la coupe 250 millions d’arbres des forêts naturelles soit une moyenne de 1 million d’hectares. Les projets recherchés pour la réduction de la déforestation sont :

  • Sédentarisation et amélioration de la productivité agricole en zone forestière et péri forestière
  • Amélioration de la carbonisation et développement des solutions alternatives à l’énergie bois
  • Plantation et transformation des bambous bois d’œuvre et charbon en zones forestières
  • Développement de la chaîne de valeur TPPB (Transformation Plus Poussée du Bois)
  • Promotion de l’entrepreneuriat local hors secteur forestier
  • Viabilisation des micros activités de subsistance.

La RDC s’est engagée dans le cadre du challenge de Bonn à restaurer 8 millions d'hectares de terres dégradées et déboisées sur un effort mondial de 350 millions d'hectare à l'horizon 2030. Le PNSD 2019-2023 fixe l’objectif de restauration de 3 millions d’hectares de forêt, soit une moyenne de 750 millions d’arbres à reboiser. Cet objectif central du programme 1 milliard d’arbres sera atteint à travers 3 approches spécifiques et impliquera les jeunes écoliers dans la partie pépinière. Il s’agit de : la plantation des arbres, la régénération naturelle assistée et la mise en défens ou la jachère forestière pour une régénération naturelle sauvage. Les projets de reboisement recherchés portent sur :

  • La mise en jachère forestière d’une concession agricole privée ou coutumière et sa protection
  • La création des forêts sacrées ou jachère forestière traditionnelle et leur protection
  • La régénération naturelle ou assistée d’une forêt avec insertion des espèces choisis (agro forêt)
  • La lutte contre les érosions, les chaleurs et la pollution de l’air en milieu urbain
  • La restauration des sols dégradés ou la lutte contre la désertification et les sècheresses
  • La restauration des champs miniers, la dépollution des sols, etc.
  • La lutte contre les feux de brousse, la chasse et l’agriculture sur brulis
  • La plantation des arbres fruitiers, ornementaux et ombellifères dans les habitations, les institutions, le long des chaussées, les écoles et universités, etc. (verdissement urbain)
  • La plantation des concessions d’arbres fruitiers, mellifères, à chenille, etc.
  • La plantation des cultures pérennes (café, thé, cacao, quinquina, hévéa, etc.)
  • La plantation des arbres à planche, makala ou autres destinés à la coupe

Des projets extra forestiers mais dont les impacts sont directement mesurables sur la conservation ou la restauration des écosystèmes forestiers sont également souhaitables. Ces projets peuvent porter sur l’éducation environnementale, l’amélioration des pratiques culturales, l’écotourisme, l’amélioration des circuits commerciaux, la formation des communautés locales aux métiers verts, les solutions énergétiques alternatives à l’usage du bois énergie, etc. Ces projets doivent cependant démontrer concrètement quelle superficie de forêts ils aident à conserver ou restaurer.

Seule la rentabilité carbone en termes de compensation de la déforestation validera un projet extra forestier éligible pour 1 milliard d’arbres. Voici entre autres les projets attendus :

  • Amélioration des revenus des populations riveraines des forêts, les femmes en particulier ;
  • L’accès des femmes et des jeunes à la terre et amélioration de la production et commercialisation ;
  • L’éducation environnementale des jeunes et écoliers (l’objectif est de former 1 million d’écolier) ;
  • La valorisation des savoirs traditionnels de la faune et la flore de la RDC ;
  • L’amélioration de l’inclusion financière et l’accès au marché carbone pour les populations locales ;
  • La formation des jeunes ruraux aux métiers verts et développement de l’entrepreneuriat vert ;
  • La lutte contre la discrimination des pygmées et les conflits communautaires par des solutions économiques ;
  • La réinsertion de démobilisés et de jeunes délinquants par les métiers verts ;
  • La transformation des produits forestiers et agricoles et l’amélioration de leur commercialisation ;
  • Le développement des solutions énergétiques propres (biocarburant, biogaz, micro central électrique) ;
  • L’amélioration de la pèche, l’élevage et autres micros activités économiques locales agricoles.